Oui. C'est bien en 2004 que M.I.A est passée au Nouveau Casino, aux côtés de Diplo et de Roots Manuva. Ils étaient alors peu nombreux à pouvoir prétendre connaître le potentiel de la jeune artiste.
D'origine tamoule (Sri Lanka), Mathangi « Maya » Arulpragasam est née le 18 juillet 1975 à Londres dans le quartier de Hounslow. Elle se fait connaître dès 2003 avec le titre "Galang" sous son pseudo M.I.A. D’une modernité déconcertante, sa musique allie des éléments divers de grime, de...
Lire plusOui. C'est bien en 2004 que M.I.A est passée au Nouveau Casino, aux côtés de Diplo et de Roots Manuva. Ils étaient alors peu nombreux à pouvoir prétendre connaître le potentiel de la jeune artiste.
D'origine tamoule (Sri Lanka), Mathangi « Maya » Arulpragasam est née le 18 juillet 1975 à Londres dans le quartier de Hounslow. Elle se fait connaître dès 2003 avec le titre "Galang" sous son pseudo M.I.A. D’une modernité déconcertante, sa musique allie des éléments divers de grime, de hip-hop, de ragga, de dancehall, d’électro, et de funk. Un son urbain, tribal, multi-culturel et engagé à la fois.
En 2008, son titre "Paper Planes", déjà playlisté par de nombreux prescripteurs de l'underground, fait partie de la bande originale du film Slumdog Millionaire, un succès mondial qui propulse la jeune londonienne au rang d'icône d'un tout nouveau genre. Sa créativité et son côté toujours subversif font partie de son identité. C'est donc en toute logique qu'elle collabore à plusieurs reprises avec le réalisateur Romain Gavras, notamment pour les clips de "Born Free" et de "Bad Girls".
Sorti en novembre 2013, le quatrième album de M.I.A., Matangi, comporte une flopée de morceaux produits par les pontes actuels de la musique électronique. Parmi ces producteurs reconnus, le Français Surkin, Switch (avec qui Diplo avait créé Major Lazer en 2009), ou encore The Partysquad, un collectif de producteurs allemand déjà passé par le Nouveau Casino.
Le clip d’un des titres produit avec The Partysquad, “Double Bubble Trouble.”, a récemment révélé une fois de plus le côté subversif de l'artiste d'origine sri lankaise. Le clip qui dénonce la sombre globalisation de l’imprimante 3D, celle-là même qui permet la fabrication d’armes à domicile. Produite par M.I.A. elle-même avec une esthétique homemade faite de plans de mômes en pleine séance de danse, de fumette ou de selfies, la vidéo a été censurée par Universal Music, qui a finalement du republier le clip sous le poids des fans de la chanteuse sur les réseaux sociaux.
La même histoire s'était produite en juillet 2013 avec le teaser d'un documentaire consacré à M.I.A. par Steve Loveridge.
